
L’allergie respiratoire (rhinite allergique) due aux pollens de l’herbe à poux affecte 17, 5 % de la population du Québec âgée de plus de 5 ans, dans les régions où la plante est présente de façon abondante ou fréquente. Dans le sud-ouest du Québec, par exemple en Montérégie, la proportion de personnes allergiques à la plante est de 20%.
La sévérité des symptômes physiques liés à la rhinite allergique serait variable dans le temps et dépend de la sensibilité de chaque individu ainsi que de la concentration de pollen dans l’air. Pendant la période pollinique, la qualité de vie des personnes allergiques serait affectée sur plusieurs points. Puisqu’il n’existe pas de traitement curatif jusqu’à ce jour, mis à part la désensibilisation, la principale mesure préventive est la diminution des concentrations de pollen dans l’air. Pour ce faire, il faut diminuer les quantités d’herbe à poux dans l’environnement.
L’étude santé du Projet Herbe à poux 2007-2010 vise donc à évaluer l’impact de la mise en place d’un plan concerté de contrôle de l’herbe à poux, sur la santé des personnes allergiques.
L’étude se déroulera sur quatre ans, de 2007 à 2010, auprès de 440 adultes allergiques à l’herbe à poux, résidant dans les villes de Salaberry-de-Valleyfield et de Saint-Jean-sur-Richelieu. Un questionnaire complété à chaque année de l’étude permettra de suivre l’évolution des symptômes de l’allergie et de la qualité de vie des personnes allergiques.
La collaboration des autorités municipales des villes de Salaberry-de-Valleyfield et de Saint-Jean-sur-Richelieu, ainsi que des Centres de santé et de services sociaux du Suroît et Haut-Richelieu-Rouville et du personnel de l’équipe de santé environnementale de la Direction de santé publique de la Montérégie a été des plus précieuse pour cette étape décisive de l'étude santé. Amorcé le 13 juin dernier, le recrutement des participants à l'étude santé s'est fait rondement jusqu'au 4 août. Les objectifs ont été atteints, soit 220 adultes allergiques inscrits dans chacun des territoires à l'étude.
Plusieurs stratégies ont été mise en application afin d’accroître la visibilité de l’étude auprès des citoyens allergiques et d’atteindre les objectifs de recrutement fixés, notamment la tenue de kiosque d'information dans des lieux publics ciblés, la diffusion par les facteurs d'une carte-postale dans tous les foyers des territoires d'étude, des messages radiophoniques sur les ondes de la radio locale de Salaberry-de-Valleyfield, la distribution de feuillets d'information dans les pharmacies et cliniques médicales, de même que dans les Centres de la petite enfance et dans les bibliothèques municipales.
31 juillet 2007. Agentes de recrutement et préposées à l'inscription de la Direction de santé publique de la Montérégie. Dans l'ordre habituel, Geneviève Gravel, Gwendaline Kervran, Elisabeth Masson, Anne-Marie Delorme, Nicole Thibodeau, Monique Hébert-Langevin. |
2 août 2007. Kiosque d'information sur l'étude santé au Centre commercial Valleyfield. De gauche à droite, France Cournoyer, agente de recrutement au CSSS du Suroît, Denis Lapointe, maire de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Louise Pagé, agente de communication au CSSS du Suroît. |